LE STRESS

Diverses études sur le stress ont montré que le stress avait des effets indéniables sur la santé.

Loin d’être une panacée universelle, le yoga et la sophrologie peuvent apporter un certain nombre de réponses face au stress.

Si l’on observe les effets physiologiques du stress, on repère les faits suivant :

  • une augmentation spontanée du tonus musculaire (les muscles se crispent sans qu’on le veuille)
  • une stimulation du système nerveux sympathique qui entraîne une série de modifications involontaires :
  • la tension artérielle augmente
  • le rythme cardiaque s’accélère
  • le rythme respiratoire augmente, de même que l’exhalaison de gaz carbonique
  • le sang afflue d’avantage dans les muscles
  • les lactates sanguins augmentent (il s’agit là de déchets de l’activité musculaire. Leur accumulation dans les muscles est à l’origine des crampes)
  • les hormones de stress sont mobilisées (adrénaline, ACTH, corticoïdes, endorphines…)
  • s’y associent des manifestations émotionnelles à la fois physiques (peur, irritations, colères) et mentales (ruminations, anticipations anxieuses…)
  • d’autres réactions plus discrètes se déclenchent : ralentissement de la digestion, pâleur ou rougeur, affaiblissement des défenses immunitaires…

Si l’on compare avec les effets physiologiques de la relaxation, on s’aperçoit que ceux-ci sont exactement opposés à ceux du stress :

  • les muscles se détendent
  • le système parasympathique prend le dessus :
  • la tension dans les vaisseaux artériels diminue
  • le rythme du coeur se ralentit
  • la respiration se ralentit elle aussi et l’excrétion de gaz carbonique s’amoindrit
  • la consommation d’oxygène diminue
  • les lactates sanguins diminuent eux aussi
  • les états émotionnels s’apaisent, conduisant à un état d’éveil calme
  • l’immunité se renforce
  • les hormones du stress diminuent dans le sang.

« L’état de détente est incompatible avec le stress : l’organisme peut être soit stressé, soit détendu, mais pas les deux : l’un chasse forcément l’autre »

Dr Frédéric Rosenfeld (« Méditer c’est se soigner, Editions Les Arènes, 2007)